Skip to the main content

La réponse du Canada à la crise chilienne de 1973

Le Chili était un pays d’Amérique latine prospère et stable jusqu’à la fin des années 1960. Le pays attirait des immigrants des pays voisins, de l’Europe et, dans une moindre mesure, des États arabes. Lors des élections libres de 1970, Salvador Allende, qui dirigeait la coalition Unidad Popular (Unité populaire), une alliance politique de gauche composée de sociaux-démocrates, de socialistes, de radicaux, de populistes et de communistes, est arrivé au pouvoir. Le gouvernement des États-Unis et ses alliés considéraient la victoire d’Allende comme une menace pour les valeurs démocratiques de l’époque de la guerre froide et pour l’hégémonie américaine en Amérique latine. La mise en œuvre de vastes réformes socioéconomiques par le gouvernement Allende, y compris la nationalisation de nombreuses entreprises étrangères (principalement américaines), a accru les inquiétudes des responsables occidentaux. Les tensions ont continué d’augmenter lorsque les autorités chiliennes ont attaqué les propriétés des grands propriétaires fonciers afin de corriger la répartition inégale des revenus et la concentration des ressources économiques du pays. Certains Chiliens pensaient que ces premières mesures conduiraient le pays vers le communisme.

Canada’s Response to the 1973 Chilean Crisis

Until the late 1960s, Chile remained a prosperous and stable Latin American country. Chile attracted immigration from neighbouring countries, Europe, and to lesser extent, Arab states. In the free elections of 1970, Salvador Allende, who led the Unidad Popular (Popular Unity) coalition – a left-wing political alliance comprised of social democrats, socialists, radicals, populists, and communists – came to power. The United States government and its allies viewed Allende’s victory as a threat to Cold War democratic values and American hegemony in Latin America. The Allende government’s implementation of wide-ranging socioeconomic reforms including the nationalization of many foreign companies (mainly American) heightened the concerns of Western officials. Tensions further increased when Chilean authorities attacked the holdings of large landowners in order to correct the unequal distribution of income and concentration of economic resources throughout the country. Some Chileans believed that these early steps would lead the country towards communism.

Canada’s Refugee Determination System

The origins of Canada’s refugee determination system can be traced back to 1922, when the League of Nations (a predecessor to the United Nations (UN)) established the Nansen Passport which provided refugees with an internationally recognized travel document. The passport served as a travel certificate establishing a refugee’s identity. Recognized by more than 50 countries and initially destined for use by over 1.5 million individuals displaced by the First World War and the Russian Revolution, Canadian officials hesitated to legitimize the travel certificate out of a fear that it was a “one-way document.” This was the case for a movement of orphans who had survived the Armenian Genocide and sought permanent resettlement in Canada. They were later resettled through an exemption to an order-in-council that had further restricted “Asiatic” immigration to Canada.[1] Despite international attempts to provide refugees and stateless persons with recognized travel documentation, the Canadian government maintained its sovereign right to deport persons belonging to any of the “prohibited classes” defined in the 1910 Immigration Act.

Le système de détermination du statut de réfugié du Canada

Les origines du système de détermination du statut de réfugié du Canada remontent à 1922, au moment où la Société des Nations (qui a précédé à l’Organisation des Nations Unies (ONU)) a établi le Passeport Nansen, qui offrait aux réfugiés un document de voyage reconnu par la communauté internationale. Ce passeport servait de certificat de voyage; il établissait l’identité d’un réfugié. Au départ, cependant, les fonctionnaires canadiens hésitaient à légitimer ce certificat de voyage, pourtant reconnu par plus de 50 pays et initialement conçu pour servir à plus de 1,5 million de personnes déplacées par la Première Guerre mondiale et la Révolution russe, de peur qu’il s’agisse d’un « aller simple ». C’était justement le cas d’un mouvement d’orphelins qui avaient survécu au génocide arménien Ils avaient cherché l’asile permanent au Canada. Ils ont par la suite été réinstallés grâce à une exemption à un décret du Conseil qui avait restreint l’immigration « asiatique » vers le Canada.[1] Malgré des tentatives, par la communauté internationale, d’offrir aux réfugiés et aux personnes apatrides des documents de voyage reconnus, le gouvernement canadien a conservé son droit souverain de déporter les personnes appartenant aux « classes interdites » définies dans la Loi de 1910 sur l’immigration.

Movement of War Brides and their Children through Pier 21

After the Second World War, Canadian military authorities helped to permanently resettle a unique movement of ‘preferred’ immigration to Canada: war brides and their children. They represent the single largest contiguous movement of migration to Canada, specifically through Pier 21. The war brides arrived in Canada at a time when the country’s doors remained largely closed to immigrants, due in part to the economic effects of the Great Depression.

Le passage des épouses de guerre et de leurs enfants au Quai 21

Après la Seconde Guerre mondiale, les autorités militaires canadiennes ont aidé à réinstaller au pays une vague unique « d’immigrants préférés » qui venaient s’installer de façon permanente. Il s’agissait des épouses de guerre et de leurs enfants. Elles représentaient le plus important mouvement de migration contigu au Canada et, plus spécifiquement, du Quai 21. Les épouses de guerre sont arrivées au Canada à une époque où les portes du pays demeuraient généralement fermées aux immigrants, en partie à cause des conséquences économiques de la Grande Dépression.

Fifty Years On: Pier 21 and the Prague Spring Refugees

In 1968, liberal elements within the Communist Party of Czechoslovakia initiated efforts to reform the communist regime from within. Various sectors of the country’s population increasingly resisted participation in communist-led organizations. On 5 January, Alexander Dubček, a Slovak reformer, replaced Antonín Novotný as First Secretary of the Communist Party. In April, Dubček announced a new political programme, “socialism with a human face,” (“socialismus s lidskou tváří”) which saw the implementation of reforms including the elimination of press censorship, the restoration of civic and individual rights, and the liberalization of the economy. As communist reformers implemented their own form of socialism, this period became known as the Prague Spring (Pražské jaro).

Cinquante ans plus tard : le Quai 21 et les réfugiés du Printemps de Prague

En 1968, des membres libéraux du parti communiste tchécoslovaque ont entrepris de réformer le régime communiste de l'intérieur. Diverses parties de la population du pays étaient de plus en plus résistantes à l'idée participer à des organisations menées par des communistes. Le 5 janvier, Alexander Dubček, un réformiste slovaque, a remplacé Antonín Novotný à titre de premier secrétaire du parti communiste. Au mois d'avril, Alexander Dubček a annoncé un nouveau programme politique, « le socialisme à visage humain » (« socialismus s lidskou tváří »), qui a mis en œuvre des réformes, dont l'élimination de la censure de la presse, la restauration des droits civiques et individuels et la libéralisation de l'économie. La période pendant laquelle les réformistes communistes mettaient en œuvre leur propre forme de socialisme a été nommée le Printemps de Prague (Pražské jaro).

« Nous voulions venir au Canada » : le Quai 21 et l'arrivée des orphelins polonais

Au mois d'août 1939, l'Allemagne et l'Union soviétique ont conclu un traité de non-agression et de neutralité. Le Traité de non-agression entre l'Allemagne et l'Union soviétique, communément appelé le Pacte Molotov-Ribbentrop, établissait également les champs d'intérêt entre les deux parties. Le mois suivant, les forces allemandes et soviétiques ont envahi la Pologne, puis ont séparé le pays en deux zones, selon les termes de leur entente. Entre le mois de septembre 1939 et l'invasion allemande de l'Union soviétique du mois de juin 1941, les forces soviétiques, qui étaient hostiles à la population polonaise et à sa culture, ont emprisonné quelque 500 000 ressortissants polonais. Elles ont aussi créé quatre vagues de déportation de masse en déportant 500 000 personnes de plus de l'est de la Pologne vers des camps de travail situés en Sibérie.

“We Wanted to Come to Canada”: Pier 21 and the Arrival of Polish Orphans

In August 1939, Germany and the Soviet Union concluded a treaty of non-aggression and neutrality. The Treaty of Non-Aggression between Germany and the Soviet Union – commonly referred to as the Molotov-Ribbentrop Pact – also delineated spheres of interest between both parties. The following month, German and Soviet forces invaded Poland and split the country into two zones according to the terms of their agreement. Between September 1939 and the German invasion of the Soviet Union in June 1941, Soviet forces – hostile to the Polish population and its culture – imprisoned some 500,000 Polish nationals and deported a further 500,000 individuals in four waves of mass deportations from eastern Poland to labour camps in Siberia.

Pages